« Ben normal, avec le temps qu’y fait… »

Les médias recèlent des trésors incroyables. Ainsi pouvons-nous être au fait de la météo de manières aussi diverses que les projets de mesures fiscales du gouvernement : météo nationale, régionale, météo des plages et même – moment de pure poésie contemporaine – météo marine sur France Inter ( vers 20h… je vous le recommande… c’est juste… beau ).

Le monde moderne est merveilleux !

Photo François Busson

Photo François Busson


Pourtant, la nécessité sous-jacente de toutes ces informations l’est beaucoup moins. L’homme moderne, moins paysan que ses ainés, souhaiterai connaitre la météo pour au moins deux raisons ( sans doute plus, je vous laisse le soin de les lister pendant les longues soirées d’hiver). La première raison : comment vais-je m’habiller demain ? Pull ou T.shirt , escarpins ou bottes fourrées : l’info est cruciale. En effet, un citoyen habillé chaudement se conduira – de par son choix vestimentaire – de façon responsable, sans tomber malade ni creuser de trou de la sécurité sociale. Bravo.

La seconde raison, souvent implicite est la suivante : est-ce que demain va être une bonne journée ? Il serait sous-entendu dans les croyances populaires : s’il fait beau, youpee, je suis heureuse. Si le ciel pleure, moi itou. Mais comment diable avons-nous pu confier à un ciel aussi changeant la responsabilité de notre – bonne – humeur ? Et encore… J’ai volontairement laissé de côté la sentence populaire, fleuron des générations précédentes « Il fait beau, on va le payer ! » pour m’intéresser à des phrases plus contemporaines du type « Bof, avec ce temps… » ou encore  » Chuis fatiguée, rien envie de faire, normal avec le temps qu’y fait… ».

Ce préjugé météorologiste est tout simplement inutile. Qui est responsable de notre bonne ou mauvaise humeur à part nous-même ? Alors, c’est vrai  : il est doux d’émerger au petit matin dans un soleil naissant, sentir les premiers rayons de l’astre solaire caresser notre visage comme pour nous dire « Yo, hop là, c’est l’heure de la méditation »( en alsacien dans le texte), de sentir les effluves du café fraichement moulu arriver jusqu’à nos narines joyeusement frémissantes … Malheureusement les conditions sus-citées sont rarement réunies et autant l’avouer tout de suite : on est pas dans une pub pour Ricoré ! Dans la vraie vie, le plus souvent le réveil sonne cruellement, au moment où nous nous envolions sur les ailes d’une licorne. Et il pleut. Et le thermomètre est « encore largement en dessous des normales saisonnières ». Soit.

Mais – contrairement à la météo – nous avons le choix. Celui de décider chaque matin si nous serons de bonne ou mauvaise humeur. Tout seuls. Sans l’aide de la météo. Et d’en prendre vraiment la responsabilité : en pleine conscience.

Prochain post : comment font les bouddhistes pour se lever de bonne humeur… A suivre…

 

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