Fête du Bouddhisme 2013

Lors de la Fête du Bouddhisme, avec Maître Thich Thong Triet fondateur de la méditation Sunyata : un beau moment de sourires et de douceur.

Le monastère Ryumonji

C’est un monastère de la tradition zen sôtô, qui accueille les visiteurs pendant toute l’année. Des pratiquants y résident de façon permanente pour une vie monastique rythmée par la méditation, les rituels et les travaux collectifs. Le monastère dispose d’un site Internet : www.meditation-zen.org.

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Chats zen – Juillet 2015

En juillet 2015, j’ai eu la chance de faire la cérémonie de combat du Dharma, avec maître Wang-Genh et maître Sekiguchi. Mon ami Christian Gaudin, dessinateur de talent et auteur du fameux  » Zen pour chats » m’avait envoyé un petit cadeau. Retrouvez ici une émission de France 2  » Sagesses Bouddhistes  » sur cette cérémonie : https://www.youtube.com/watch?v=FXoqPxCCMLU

rentrée

Apprendre à lâcher – 14.07.2013

« APPRENDRE A LACHER »

Dans un précédent billet, je proposais , comme alternative à la colère ou à l’emportement incontrôlé, de faire un « step-back » par rapport à la situation. Step-back ? Quézako ?

Par « step-back », j’entend passage à une autre modalité de conscience des choses. En temps ordinaire, nous ressentons une émotion, le plus souvent sans même nous en rendre compte, et notre petit cerveau fonctionnel élabore immédiatement une solution pour sortir de là.

Photo François Busson

Photo François Busson

Un exemple – vécu c’est plus drôle – pour illustrer : je signale à l’un de mes amis du monastère que les éponges bleues sont celles réservées aux toilettes… et deux heures après l’une d’entre elles, à la couleur d’un ciel d’été, se retrouve nonchalamment déposée sur l’évier de la cuisine… Aaaarrrrgh ! ( onomatopée exprimant l’horreur voire l’indignation). Dans ce cas de figure :

1. je suis en colère,

2. puis commence à réfléchir qui peut-être le coupable ( le colonel Moutarde sans doute…),

3. puis le dialogue intérieur passe en 10 000 tours/ minutes sur le thème « Il n’y a vraiment aucun respect ici, et puis ce X… est vraiment négligent, il a rien compris à la pratique, bla, bla, bla… ». Vous connaissez ?

Soit dit en passant, ce karma des pensées en pleine action me promet bien des tourments pour les années à venir. ( Le Karma… un autre thème prochain:-)

Alors, dans ce cas de figure, notre « step-back » est en fait le retour à la pleine conscience de la situation, vécue dans le CORPS. Pour simplifier : je reste à la première émotion, la colère. Si cette dernière demeure une sensation physique ( au niveau du plexus ou de la gorge : chers amis, choisissez votre endroit préféré), elle va rester un moment puis s’évanouir, suivant en cela le principe fort bouddhiste de l’Impermanence, Mujo en japonais. Si je refuse cette colère, m’indigne, me lamente pour échapper au ressenti : la colère envahi la tête – le mental si vous préférez – me coupe instantanément du présent et augmente finalement une émotion primitivement supportable.

Enfin, en effectuant ce step-back et en retournant dans le corps, une autre forme de conscience peut apparaître, Présence illimitée, vaste, large et très paisible. Hishiryo.

faire des listes

L’art de faire des listes – 09.07.2013

Des listes pour rester zen ! 

Dans les monastère zen, nous ne sommes pas épargnés par le stress du temps trop court en proportion des tâches à remplir. Lessives, arrosage du jardin, animation de la page Facebook et du compte twitter ( le zen 2.0), rédaction de communiqués de presse, organisation des cérémonies etc… Les listes sont longues comme une soirée d’été, le fun en moins.

Alors que faire pour ne pas être engloutis sous le tsunami des tâches “urgentes-sinon-le-monde-va-s’écrouler-c’est-sûr ». Dans mon petit cerveau de nonne bouddhiste du troisième millénaire, j’ai élaboré une solution toute simple, que je vais vous livrer de ce pas : les listes différentiées. Les listes différentiées ? Avec un stylo ? Il faut écrire ? Et oui ! Ami lecteur : une vie heureuse et épanouie te demandera seulement de saisir un crayon ! ( Ou alors d’ouvrir Text-edit... comme tu veux…).

Donc voilà le processus.

1. Le stress nait dans notre petite boite crânienne quand les neurones reçoivent une information du type “Faudra que j’aille au SuperU on a plus de liquide vaisselle »… Mais ne trouve pas le temps de la traiter “Putain, j’ai pas le temps ; marre… merde !  » Le fait que cette tâche ne soit pas réalisée et reste en quelque sorte suspendue est générateur de stress. Idée + pas d’action = stress.

2. Comment faire ? C’est tout simple. Ecrivez toutes ces tâches à réaliser sur une feuille de papier ( élément matériel blanc sur lequel des signes sont inscrits, très en vogue au précédent millénaire). Une liste donc, interminable : pas de problème.

3. Ensuite, et c’est là que votre petit cerveau s’apaise, classer les tâches en : court terme ( today), moyen terme ( dans la semaine), long terme ( bon, quand vous aurez le temps, c’est pas urgent). Le cerveau a reçu l’information selon laquelle vous êtes passé de IDEE à ACTION.

Il ne vous reste plus qu’à vous mettre au boulot pour les tâches à court terme. Hop ! On y va : bon travail paisible et détendu ! 

Promenade

Promenade toute simple – 09.07.2013

Le cloche du monastère...

Le cloche du monastère…

 

Pour peu qu’un rayon de soleil se glisse entre les branches des arbres et c’est toute la nature qui s’illumine.

Petite ballade en forêt cet après-midi : j’ai ouvert grand mes oreilles et mes amis les arbres ont murmuré des secrets millénaires.  » Ecoute, la vie souffle une douce brise. Ne perd pas ton temps à analyser. Vis ! Tout de suite ! « .

Sur la photo : la cloche devant la chapelle… qui résonne joyeusement dans la campagne chaque matin.

 

colere

Et la colère, bordel ! 09.07.2013

Dans le bouddhisme il y a la théorie – superbe et inspirante – mais il y a aussi la pratique, le quotidien. “Soyez présent dans l’instant ».

Oui, oui, belles paroles ! Mais si dans l’instant mon collègue est imbuvable ? Je fais quoi ? Dans la conscience de l’instant, ici et maintenant, mon cher collègue est toujours aussi lourd.

Pour l’anecdote, je côtoie au quotidien une personne de type “passif-agressif » qui sème des graines de colère comme d’autre des champs de blé. Comme un enfant, il pousse l’autre dans les limites. Et voilà pour moi une magnifique occasion d’expérimenter la théorie bouddhiste au quotidien. ( Pour un peu je le remercierai… mais bon… faut pas pousser quand même 😉

Bref, ici et maintenant, je ressens l’agression latente. Deux chemins s’offrent à moi :

1. Je répond au mail et me défoule… Tentant… mais le mail va circuler dans l’hyper-espace et faire éclore des tombereaux de fleurs de colère… on est pas sortis de l’auberge.

2. Je fais un “step-back », pas en arrière et laisse vivre l’émotion. Là, tout de suite, il y a un sentiment de colère, d’humiliation qui prend toute la place… Respire… Observe… Ressens avec le corps… Laisse la tête tranquille… La colère est là, mais en simple énergie. Une belle colère pleine de vigueur, qui n’est plus dirigée contre.

Bon, pas de suspens : j’ai pris la solution 2 ! Of course ! On est bouddhiste ou on ne l’est pas !

La seule question pour tous est : comment faire ce step-back ? ( réponse dans le prochain post, promis !)

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